fbpx

Crédit immobilier : des taux négatifs sont-ils envisageables ?

Partager sur facebook
Partager sur pinterest

taux-negatifs-credits-immobiliers

Si de nombreux Etats européens ont pu emprunter à des taux historiquement bas voire négatifs, la question se pose régulièrement aussi en matière de crédit immobilier. Et si, un jour, les banquent venaient à accorder des prêts à des taux négatifs ? Pour l’heure, cette éventualité est peu probable, notamment pour les particuliers, d’autant que ces derniers se ruent massivement vers les crédits à taux fixes. Nos explications.

Des taux historiquement bas y compris pour les crédits longue durée

La France compte parmi les Etats qui font « rouler » la dette. En clair, pour s’acquitter de sa dette, elle emprunte sur le marché ; cette nouvelle dette sera par la suite remboursée à l’aide d’un autre emprunt, et ainsi de suite. Il est intéressant de noter que le pays jouit d’une période favorable : il emprunte plusieurs milliards d’euros à des taux historiquement bas voire négatifs – nombreux sont les investisseurs et détenteurs de capitaux qui sont prêts à payer pour mettre leur argent dans un « lieu sûr », en l’occurrence les comptes de l’Etat français. La situation est d’autant plus favorable que même les taux faibles s’appliquent même aux prêts sur dix ans ou plus.

Cela permet aux banques de se constituer des économies conséquentes. Les établissements peuvent ainsi se permettre d’accorder aux particuliers des crédits à des taux bas. Le phénomène a commencé bien avant la pandémie due au coronavirus d’ailleurs. En juillet 2019 par exemple, les particuliers avaient le choix parmi des crédits avec des taux en dessous de 2 %, même avec une durée de remboursement de vingt-cinq ou trente ans. Plus précisément, il était possible d’obtenir un prêt à 0.70 % sur sept ans, 1.10 % sur quinze ans, 1.25 % sur vingt ans ou encore 1.80 % sur trente ans. Les taux sont bien évidemment encore plus bas pour les clients les plus aisés. A la même période, ces derniers pouvaient souscrire un crédit à 0.6 % sur quinze ans, 0.8 % sur vingt ans ou 1 % sur vingt-cinq ans.

Des taux négatifs peu probables pour les particuliers

Le contexte est ainsi on ne peut plus favorable pour les particuliers qui projettent d’acquérir une résidence principale ou d’investir dans le locatif. Avec des banques qui proposent des taux particulièrement bas, sans compter les différents dispositifs de défiscalisation, nombreux sont les ménages qui franchissent le pas. Pour autant, il est peu probable que les banques leur accordent un jour des taux négatifs. Ce que l’on observe en revanche, ce sont des baisses plus ou moins ponctuelles en fonction des marchés, des périodes ou des profils des emprunteurs.

On rappellera en tout cas qu’octroyer des crédits à taux bas est une bonne opération commerciale pour les banques. Il s’agit là d’un moyen d’attirer de nouveaux clients, en particulier parmi les ménages aisés. Mais cette politique a ses limites. A force de proposer des taux faibles, les banques voient leurs marges diminuer. Elles n’ont donc aucun intérêt à proposer des taux négatifs.

Le rôle que jouent les taux variables

La nature des taux d’intérêt influe sur le caractère positif ou négatif de ceux-ci. Il existe quelques exemples, notamment au Danemark, en Belgique et en Allemagne, où des crédits immobiliers et à la consommation sont octroyés à taux négatifs : les taux en question sont variables. S’il est invraisemblable que les banques accordent aux particuliers français des taux négatifs, c’est parce que les emprunteurs privilégient à plus de 99 % des taux fixes.

fr_FR