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Sécheresse : risque de mauvaises surprises pour les propriétaires immobiliers

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De multiples canicules ont frappé la France ces dernières années, les conséquences sont inattendues. Après la faune et les agriculteurs, les propriétaires souffrent désormais de problèmes liés à la sécheresse.

Après plusieurs années d’étés caniculaires et de restrictions d’eau, des milliers de propriétaires pourraient voir leurs maisons se détériorer lentement à mesure que des fissures et des fissures apparaissent sur chaque mur. Ce problème vient des fondations : en période de sécheresse, les sols se contractent, provoquant le déplacement de la structure de la maison et endommageant ses murs. Les maisons construites sur des sols argileux sont particulièrement vulnérables aux déplacements.

Ce phénomène de gonflement-retrait, opposant le gonflement des sols humides en période hivernale à leur contraction en période de sécheresse, devrait se généraliser dans les années à venir.

Sécheresse : risque de mauvaises surprises pour les propriétaires immobiliers

Une augmentation brutale des pertes dues à la sécheresse en France, conséquence de facteurs socio-économiques ?

L’affaissement est un danger naturel presque invisible qui se manifeste généralement par une fissure dans le mur de votre maison. Sans rien remarquer au préalable, le sol sous votre maison s’est tassé. L’activité humaine telle que l’exploitation minière ou la surexploitation agricole, mais le plus souvent une sécheresse associée à un sol riche en argile, provoque un affaissement. Les bâtiments avec de mauvaises fondations sont à haut risque de ce danger, et une fissure initiale dans le mur peut très bien se transformer en une menace pour la stabilité de la structure du bâtiment.

L’affaissement devient un risque secondaire de plus en plus important pour les (ré)assureurs. Non seulement la flambée des pertes, mais aussi le traitement des sinistres posent de nouveaux défis pour l’industrie.

France : couverture des pertes immobilières dues à la subsidiarité depuis plus de 30 ans

En Europe, ce péril reçoit le plus d’attention en France. Contrairement à la plupart des autres marchés de l’assurance, le système français d’assurance contre les catastrophes naturelles couvre depuis 1989 les dommages causés aux bâtiments par affaissement en tant que couverture standard. Après une longue période de pertes annuelles modérées émaillée de quelques années exceptionnelles, les sinistres affaissements ont récemment atteint de nouvelles dimensions.

Une étude suggérait que le changement climatique conduirait à davantage de sécheresses et donc à une augmentation des pertes de subsidence en France. Compte tenu des années sèches 2017-2019, il semble que cette prédiction se confirme effectivement. À y regarder de plus près, cependant, nous nous attendrions à ce que le changement climatique apparaisse comme une tendance à la hausse graduelle des pertes annuelles au lieu d’une augmentation soudaine et progressive. Par conséquent, nous soupçonnons que des facteurs de perte supplémentaires sont en jeu.

Le changement climatique entraînant une augmentation des pertes de subsidence : l’angle socio-économique

L’un de ces conducteurs se trouve au sein même du régime d’assurance français. Une caractéristique clé du programme est que les individus ne sont indemnisés pour leurs pertes qu’après que leur municipalité a obtenu une déclaration.

La question clé est de savoir si la tendance observée des réclamations élevées persistera. Sur la base de conclusions concernant le changement climatique, les tendances en matière de sécheresse et les facteurs socio-économiques, non seulement cela va rester, mais même s’accélérer davantage.

Deuxièmement, le gouvernement français discute actuellement d’une réforme du dispositif CatNat. Prise en charge des frais de relogement, allongement de la période de déclaration des sinistres pour les assurés de 18 à 24 mois et désignation de mandataires locaux pour aider les communautés dans le processus de déclaration CatNat sont prévues dans le cadre de la réforme. Les victimes de la  subsidence seront mieux informées et en supposant que les conditions climatiques restent également sèches, les pertes pourraient s’aggraver considérablement dans les années à venir. L’atténuation en remplaçant ou en renforçant à elle seule les bâtiments fragiles peut difficilement compenser l’augmentation des coûts des sinistres à moyen terme, car seulement 1 % du parc immobilier est renouvelé chaque année.

Résoudre la situation : la voie vers un système plus transparent

Un système CatNat plus transparent contribuerait à augmenter la résilience globale à long terme. Par conséquent, les déclarations ne doivent être délivrées qu’aux municipalités touchées par la sécheresse sur la base de critères solides.

De plus, les données sur l’humidité du sol, qui sous-tendent le processus de prise de décision, devraient être rendues publiques. Ces deux mesures garantiraient que les individus sont toujours indemnisés pour leurs pertes, mais l’industrie de l’assurance pourrait mieux évaluer et comprendre le risque d’affaissement. À court terme, cependant, une transparence accrue sur les données sur l’humidité du sol pourrait entraîner une explosion des coûts de remise à neuf en raison d’une prise de conscience plus élevée des réclamations potentielles.

Compte tenu de la tendance actuelle, cela mettrait davantage en péril les premiers principes d’assurabilité de ce risque. Une issue de sinistre non fortuite nécessite un autre mécanisme de pré- ou post-financement que le transfert du risque d’assurance. En conséquence, les conditions d’assurance ajustées et la tarification sous-jacente devront être prises en compte, car sinon, le programme CatNat déjà déficitaire pourrait ne plus être durable.

Pas seulement en France, l’augmentation du risque d’affaissement attire également l’attention dans d’autres pays

Bien que l’affaissement joue principalement un rôle en France, les facteurs socio-économiques observés là-bas peuvent également avoir un impact sur les paiements d’assurance ailleurs. De multiples événements assurés de risque secondaire avec des pertes dépassant le milliard de dollars au cours d’une année donnée sont devenus une norme mondiale plutôt qu’une exception au cours de la dernière décennie. Alors que le changement climatique est souvent suggéré comme étant le coupable, l’urbanisation, l’étalement urbain, une vulnérabilité accrue, mais aussi un comportement de revendication et des principes d’indemnisation considérablement modifiés sont les principaux moteurs de ce niveau de risque en augmentation rapide. En ce qui concerne l’affaissement en France, l’industrie doit s’adapter à une perspective prospective pour garantir un produit d’assurance durable, où se fier au niveau des sinistres passés peut être trompeur.

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